13.02.2007

Dernières nouvelles

A venir...

Ils cherchent des chantiers

Koy, Billy, Lili et Ngunza sont des maçons, charpentiers et menuisiers sourds muets formés à Botatuba. Avec les apprentis encore en formation, Mboma, Nankwaya, Mukoy, Mazozi, ils se sont organisés pour entreprendre, sous la direction de Tete Mpolo, des travaux de maçonnerie et menuiserie qui sont admirés par le public Kikwitois.
Les sourds-muets, considérés par certaines gens comme des bons à rien, montrent ici tout ce dont ils sont capables.
 
A travers ces réalisations, l'ITP/Yesu-Nsadi se donne l'occasion d'évaluer le niveau de formation de ses anciens élèves et de ceux encore en formation, éventuellement pour y apporter un changement pour une formation plus performante.
Comme dernières réalisations de cette équipe, nous citerons:
 
1. L'achèvement de deux bâtiments pour infirmiers à l'hôpital ophtalmologique du Diocèse à Kikwit IV. Koy et ses coéquipiers ont été très appréciés dans l'équipe qui a construit ces deux ouvrages. Ils n'ont souffert d'aucun complexe d'infériorité devant les non-handicapés. Monseigneur l'Evêque de Kikwit a encouragé cette initiative qui consiste à occuper des sourds-muets dans des équipes de non-handicapés.
2.L'aménagement d'un couvent des Soeurs de la Sainte Famille de Bordeau à Kikwit dont les travaux sont terminés à ce jour.
 
La construction d'une salle polyvaleante à AHPIK. Un projet financé par Misereor dont les travaux sont en cours. Ils sont exécutés par l'équipe des sourds-muets secondée par Roger, un handicapé moteur formé à ce travail; double intégration. Partout nos sourds-muets se distinguent par leur concentration et leur dextérité.
 
Grâce à ces chantiers, nos amis sourds-muets trouvent du travail et peuvent ainsi gagner leur vie en travaillant parmi des non-handicapés.
Ces ouviers handicapés ne demandent pas mieux que d'avoir des chantiers. Billy est déjà dans l'équipe qui construit chez Mampeza. Nous encourageons ces initiatives.
 
Tété Mpolo, Télama 8, décembre 2006.
 
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Construction d'une salle polyvalente à Simon de Cyrène - AHPIK.

La Radio "Homme comme toi/muntu Bonso Nge"

Un des moyens efficace et indispensable pour l'éducation à la santé, l'organisation de notre travail et l'information/sensibilisation est la radio.
Paulin Makoko, malgré son handicap physique, se dévoue sans compter à la cause de ses compagnons. En effet, l'émission hebdomadaire " Homme comme toi" diffusée par les ondes de Radio Tomisa permet d'aborder différents aspects du quotidien des personnes handicapées dans la région et, surtout, contribue à donner une image positive du handicap auprès de la population.
 
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24/11/06. Enregistrement d'une émission sur les problèmes des parents face à l'apprentissage de la langue des signes.
 
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Emission en direct dans les studios de Tomisa
 
 
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Faute d'électricité, les habitants parviennent non sans mal à se tenir informés de la situation à la ville et dans le monde.

Campagne de Sensibilisation ANEMIE "SS"

A la fin de ce mois de Novembre s'est tenu à Dakar un très important rassemblement de sommités du monde scientifique, médical et d'agents de développement sous la présidence de Madame Wade et Mme Sassou Ngouesso. C'était en moins d'un an, le second forum qu'organisait le continent africain avec l'appui d'organismes internationaux, pour se pencher sur le problème de la Drépanocytose. La République Démocratique du Congo était présente à ces assises.
 
Pendant ce temps, à Kikwit, on s'était mis en route pour sensibiliser nos populations à prendre au sérieux cette maladie génétique héréditaire mortifère et handicapante.
En Belgique, l'association Medico Lyons fut la première à soutenir la CDHK pour réaliser une campagne qui devrait normalement se poursuivre durant trois à quatre mois. Pensez-donc, une population de près de 500.000 habitants qu'il faut alerter pour l'engager ensuite à se présenter pour un dépistage volontaire. Les premières estimations de la prévalence de la tare "S" dans l'hémoglobine des populations à Kikwit est de 20 à 30 pour cent.
Chez nous en RDC nous avons pu compter sur le soutien financier du groupe Orgaman et de la BCDC.
 
Rien à ce jour n'a été omis pour faire réussir ce projet.
-Toutes les autorités de la Ville ont été personnellement intéressées au projet: administration, monde médical, instances internationales présentes à Kikwit, mileu de l'éducation nationale (EPSP).
-Des multiplicateurs (une bonne quarantaine d'animateurs paroissiaux de l'IFAK) ont été coachés afin de répercuter le message au niveau des quartiers dans les paroisses.
- Dans les quatre radios urbaines a été entamée une formation progressive, soutenue par des sketches de théâtre et des couplets musicaux: musique moderne, traditionnelle et refrain de circonstances par les jeunes de l'école des aveugles, Botamona.
-Des parents à ce jour ont pu s'exprimer; le docteur Paulin Kiyankay également qui est notre référence en la matière; tout comme les enfants "SS": ainés et plus jeunes en classes primaires ou secondaires.
-La camionette p.u. Nisssan du Père Henry circule, décorée de panneaux d'affichage qui changent tous les 15 jours à trois semaines, avec des instructions et des slogans chargés d'éveiller la curiosité et d'alerter les passants sur l'urgence et les dangers que fait courir cette maladie si des mesures de prévention ne sont pas prises.
-Ds feuillets en kikongo comme en français sont en préparation et seront affichés aux valves des établissements scolaires. Il est enfin prévu de rassembler, pour une séance d'information, les professeurs de science, de civisme et de morale afin qu'ils puissent répercuter le message dans leur enseignement.
-Sous peu seront ouverts des kioskes d'information le long des artères principales afin de répondre aux questions et fournir des informations. Tous ces efforts devant converger vers un double but : prévenir des naissances d'enfants "SS" et soutenir de toutes les manières possibles les familles ou sont nés des enfants sickelcells/"SS".
-"Fonds Liliane" (Hollande) prend en charge une trentaine d'enfants "SS" et la porte reste ouverte pour que ce nombre puisse s'accroître, dans la mesure où les dossiers des premiers inscrits et suivis par les intermédiaires seront tenus avec rigueur.
 
 
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Confection par Hamed de panneaux posés sur la voiture.
 
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Rencontre avec les musiciens compositeurs de chants sur la problématique de la drépano.
 
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12.02.2007

Publication Télama et voeux

 
 EDITO : Nous sommes tous concernés...! (décembre 2006)
 
Un enfant vient au monde, c'est Noël, c'est un Nouvel An, c'est un nouveau monde. Nous sommes tous concernés. Marie, Joseph, des bergers, les légendaires mages. Les Anges messagers et, après, tout alentour l'annonce de la Bonne Nouvelle par les hôtes de la crèche.
Et chez nous, un Président est né; nous en avons ainsi décidé. Pour nous aussi un nouveau monde, une nouvelle Année.
 
Ce huitième bulletin de la CDHK célèbre, avec la rentrée scolaire 2006-2007, l'Investiture du Président Joseph Kabila Kabange; et la venue au monde de notre sauveur à tous, Jésus-Emmanuel. Nous sommes tous concernés !
Elire un président, c'est s'engager à ses côtés, chacun, chacune à sa mesure pour réussir ensemble à faire naître le monde nouveau dont nous rêvons. Tous, toutes nous avons à traduire dans nos actes comme dans nos mentalités ce quelque chose que l'on attend d'un bon président : l'honneur, le service, la droiture, le souci des autres. Elire un président c'est pour chacun de nous ambitionner d'endosser un costard sur mesure de président. Tous, toutes, nous avons à présider : présider une table, une eucharistie, une session, un gala, un anniversaire, un chantier de recyclage; présider dans une famille, dans une fratrie, une association. Mais pour "présider"  il importe tout d'abord de savoir se gouverner soi-même.
Notre président en RDC doit pouvoir compter non plus sur quatre vice-présidents (4+1), mais sur plusieurs millions d'homologues. Chacun, chacune, à sa place, selon sa pointure doit très réellement pouvoir "présider" aux destinées de sa famille, de son quartier, de son milieu de travail, de sa commune, de sa ville !
 
A la CDHK, la palme à ce propos revient à l'APLCDK, conduite de main de maître par son comité.
A Botamona et à Botatuba le cap est maintenu; des initiatives sont prises qui font de ces deux ensembles scolaires des milieux dans lesquels les handicapés sensoriels se structurent et grandissent avec bonheur, portés par l'expertise et l'amour de leurs formateurs et formatrices.
 

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L'AHPIC a du plomb dans l'aile : le comité est défaillant, les initiatives sont insuffisantes, la gestion souffre d'un manque criant de rigueur ; un flou intentionnel préside à son existence, tant au niveau de la base qu'au sommet.
L'association naissante des parents des enfants de Botatuba, -"APEDAK"- à peine née, a avorté. Elle avait pourtant entrepris l'an dernier une belle initiative : des parents, soucieux d'une meilleure communication avec leurs enfants à l'école à Botatuba, s'étaient astreints à suivre des cours de langages signés. L'expérience fut vraiment positive. Cette année, ces mêmes parents ont exigé de recevoir une prime de présence aux séances pour poursuivre cette formation essentielle au bonheur de tous en famille. Et comme cette exigence ne pouvait pas être honorée, adieu les séances!
Cette brève analyse, le bon grain et le mauvais grain mélangés, ne devrait pas nous surprendre, ni nous décourager. Le renouveau de notre pays est un défi. Nous sommes tous concernés. Faisons le voeux qu'avec la grâce de Dieu, à la CDHK en particulier, nous saurons tirer les leçons qui s'imposent, pour entamer l'année nouvelle avec confiance et optimisme; en nous soutenant les uns les autres, pour endosser notre "costard de président" bien mérité. Et qu'il en soit de même pour chacun de nos lecteurs et lectrices; tel est notre plus cher et sincère souhait.
 
La rédaction de Télama. Décembre 2006. 
 
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A Kikwit, statue en eucalyptus du patriarche Kizenga, réalisé par un artiste de la ville.

3-12-06 Journée Internationale du Handicap

  "Le 3 décembre, la journée internationale des handicapés vise à promouvoir une meilleure compréhension des problèmes liés au handicap et à mobiliser les énergies pour assurer le repect de la dignité, les droits et le bien-être des personnes handicapées. Elle cherche également à sensibiliser le public aux bénéfices de l'insertion des handicapés dans tous les aspects de la vie économique, sociale et culturelle. Le thème de cette journée repose sur l'objectif de pleine et égale participation à la société par les personnes handicapées, tel qu'il est établit par le Programme mondial d'Action pour les handicapés, adopté par l'Assemblée générale en 1982."
Source ONU-site internet.
 
Pour la CDHK, le trois décembre 2006 fut ainsi également célébré comme tel avec surtout l'idée de rassembler nos différents groupes au cours d'un moment festif.
 
 
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 Enfants présentant des danses pendé à Botatuba. 3/12/06.
 
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Botamona. Début de journée par une eucharistie suivi d'un repas festif.3/12/06.
 
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Botatuba, 3/12/06. Rencontre sportive entre les enseignants et les enfants handicapés.
 
distribution poisson au centre drépano par CDHK
3/12/06. Chez les drépanocytaires : distribution de poisson offert par Monsieur Damseau.

Volontariat

La CDHK entretien quelques contacts et coopère avec Volens, une ONG Belge. Les missions de cette association, outre l'envoi de coopérant dans le sud, consiste à sensibiliser les populations du nord aux problématiques du sud. Chaque année, Volens permet a des volontaires de rejoindre pour quelques semaines les partenaires dans les différents projets soutenus. Cette année 2006, la CDHK a donc accueilli un volontaire.
 
Jean-François Cannoot est un jeune metteur en scène et réalisateur belge qui a travaillé en Belgique, au sein de sa compagnie théâtrale: la cie des Sept Mers. Il a également dirigé pendant six ans des ateliers et créations avec des adultes handicapés mentaux.
Soucieux de renouveller son regard sur le monde et de découvrir l'Afrique, il a donc suivi durant cinq semaines le travail de la CDHK et particulièrement la sensibilisation à la Drépanocytose.
Une expérience de volontariat à reproduire, assurément...!
 
Ses impressions de voyage sont confinées dans un blog http://otracosa.skynetblogs.be 
 
 
Rentré en Belgique, les contacts se poursuivent; voici son témoignage d'"après immersion":
 
"Voyager en Afrique en général et en République Démocratique du Congo particulièrement est une expérience forte…
Quittant la Belgique, la chance m’a donc été donnée, en ce mois de novembre, de croiser la route de la Coordination Diocésaine des Handicapés de Kikwit et son coordinateur ultra dynamique ainsi qu’un nombre impressionnant de personnes à Kikwit et alentours, en l’espace de quelques 36 jours. Mon champ d’investigation a surtout consisté en situations vécues et témoignages recueillis -et parfois apportés- au sujet du handicap. J’ai également pu être témoin direct des  grands changements structurels et politiques qui s’amorcent et qui seront, on ne peut que l’espérer, suivis d’effets et d’efforts concrets des élus congolais.
Je ne ferai pas preuve d’originalité en avançant un constat (même relatif vu la trop courte durée du séjour) un peu brut : En RDC, malgré le potentiel de richesses de ce beau et énorme pays, le handicap est partout ; santé, vie sociale, éducation, politique….
Au cours de cette immersion[1] , j’ai particulièrement côtoyé le handicap physique -et là aussi les causes sont nombreuses alors qu’il suffit parfois de peu pour éviter diverses mutilations !- et participé modestement à diverses missions de sensibilisation opérées par la CDHK avec l’aide de bailleurs européens[2]. Il y a aussi la lutte, le dépistage et l’accompagnement. J’ai pu ainsi être témoin et participer au quotidien d’associations telles que l’Ahpic, Bo-ta-tuba, Bo-ta-mona, et l’AHD, autant d’énergies et d’associations consacrées, avec succès et savoir-faire, à l’accompagnement du handicap et surtout la valorisation des hommes et femmes qui en sont porteurs, pour eux-même et aux yeux de la société congolaise.
Evidemment, n’étant ni richissime, ni médecin, ni spécialiste en aide au développement ou autre, je ne pense pas avoir pu, comme pouvait parfois l’espérer candidement l’un ou l’autre interlocuteur, apporter diverses solutions aux divers problèmes.
J’en viens donc à abandonner ce registre de constat d’impuissance et de lamento pour me concentrer sur le témoignage et la communication (là je dispose de quelques outils et compte me manifester prochainement) et pour cette fois parler en terme d’espoirs et d’échanges. Nous sommes  constitués de pauvretés -certes- mais aussi de richesses. Nous avons tous capacité d’agir, de penser, d’informer, de dialoguer. Et cela n’est pas rien…
Je m’adresse aussi directement aux lecteurs en ces quelques termes :
« Chers amis congolais,
Vous vous plaignez, à  juste titre, de vos incroyables conditions de vie et n’avez pas manqué de souligner l’écart entre votre pauvreté et l’opulence du Nord dont je suis issu. Nous pourrions en rester là, impuissants et penauds l’un et l’autre, face à de telles évidences[3]….
Aussi, dépassons les stéréotypes et logiques de pensées automatiques et gardons à l’esprit que chaque avancée, même dans le dénuement, peut aussi être source de réjouissance et d’enthousiasme. J’ai rencontré des handicapés démunis certes mais volontaires et plein d’énergie et de sourire. Le travail qui est mené à Kikwit force le respect et l’admiration ; ne perdons pas de vue ce que nous avons déjà et qui nous permet d’avancer. Ce qui nous manque peut parfois nous égarer et nous aigrir. Alors ouvrons les yeux, les oreilles, partageons nos (s)avoirs, nos manques et avançons côte à côte, petits pas par petits pas.. De belles routes nous attendent…
Meilleurs vœux  et meilleurs souvenirs à tous et merci de votre accueil et du bout de chemin partagé… »
Jean-François Cannoot. Janvier 2007.


[1] Opérée sous les auspices de Volens, une ONG belge dont une des missions consiste, en partenariat avec d’autres ONG, à sensibiliser la population aux rapports nord-sud. Ce qui explique le caractère « immersif » du séjour-stage.

[2] FAR, Fond Liliane ,Misereor, Memisa, SHC

[3] Encore que je doute parfois que les nantis soient les plus heureux…et  que les plus pauvres soient à tous points de vue moins nantis… mais ceci est un autre débat …
 
 
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Notre volontaire en visite auprès d'une association de mamans seules.
 

 

APLCDK- Drépanocytose (en détail)

 
La Drépanocytose, qu'est ce que c'est ?
 
 La drépanocytose (anémie falciforme), est une maladie génétique, héréditaire, touchant les globules rouges du sang, dans laquelle un enfant ne peut être malade que si ses deux parents sont transmetteurs, c'est à dire porteurs asymptomatiques du gène de la drépanocytose. C'est une maladie héréditaire autosomale, récessive, c'est-à-dire qu'elle atteint autant les filles que les garçons, et qu'elle ne se manifeste que lorsqu'on est porteur de deux gènes de la maladie. Cette maladie est génétique et donc non contagieuse.
 
 
La drépanocytose est en fait une maladie des gènes de l'hémoglobine, protéine du sang servant à la fixation et au transport des gaz respiratoires dans le sang : oxygène et gaz carbonique. Cette maladie porte sur les gènes beta de l'hémoglobine (qui servent à fabriquer un morceau de la protéine appellé chaîne beta de l'hémoglobine). Les gènes beta normaux sont appelés A, les gènes anormaux drépanocytaires sont appellés S ; ces gènes conduisent à la formation d'une protéine d'hémoglobine anormale, dont la présence dans les globules rouges conduit à leur destruction, et donc à une anémie très grave. Chaque être humain possède en principe tous les gènes de son patrimoine génétique en double exemplaire et possède donc deux gènes beta, en combinaison pouvant être AA, AS, ou SS. Seuls les individus SS sont malades. Les AS sont transmetteurs sains mais peuvent donner naissance à des enfants drépanocytaires. Ceux qui ont un des deux gènes malade, par exemple AS, sont dits hétérozygotes ; chez eux la maladie ne s'exprime pas parce que le gène normal présent suffit à contrebalancer l'effet du gène malade : il permet de fabriquer assez d'hémoglobine normale pour empêcher la destruction des globules rouges. Ceux qui ont les deux gènes malades, par exemple SS, sont dits homozygotes. Ce sont ces personnes qui sont malades drépanocytaires : chez elles aucun gene beta sain n'est là pour contrebalancer les effets des gènes malades et il n'y a que des protéines anormales d'hémoglobine produites ; ces protéines ont tendance à s'agréger entre elles et à former des cristaux, dont la croissance finit par déchirer la membrane du globule rouge, qui est alors détruit.
Il y a aussi d'autres formes homozygotes comme SC, SBT. Par rapport aux autres maladies génétiques, la drépanocytose est la plus répandue : la trisomie 21 (mongolisme) atteint un enfant sur 400 partout dans le monde, la mucoviscidose atteint 1 enfant sur 2500 en France, alors qu'on évalue à 250 en France le nombre de naissances annuelles d'enfants atteints de drépanocytose et à plus de 3000 le nombre de patients drépanocytaires suivis en région parisienne. Aux Antilles et en Guyane il y a un nouveau-né sur 260 atteint de drépanocytose ; en Afrique Intertropicale, 1 nouveau-né sur 100. Dans les détails et dans l'état actuel des connaissances, les populations touchées sont :
 
  • Celles à très haut risque : Afrique intertropicale, Inde (certaines régions)
  • Celles à haut risque : Antilles, Amérique du Sud (Brésil), Noirs américains
  • Celles à moyen risque : Afrique du Nord, Sicile, Grèce
  • Celles à faible risque : Portugal, Turquie, Israël.
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Symptômes
 
Les premiers signes de la maladie peuvent se manifester à partir de l’âge de six mois.
Ces signes se manifestent par des gonflements des pieds et des mains de l’enfant.
Ensuite l’enfant peut présenter des déformations osseuses et crâniennes et souvent, le blanc de l’œil devient jaune.
Surviennent ensuite des douleurs qui prennent différent stades et qui résultent en fait d’une déformation des globules rouges (par l’hémoglobine S) qui bouchent les vaisseaux et empêchent une bonne  circulation/oxygénation. L’anémie et les infections guettent.
L immunité est affaiblie et l’organisme devient ainsi plus sensible à toute sorte de maux : crises vaso-occlusives, paludisme, déformations osseuses, retards de croissance, avc, etc…
 
La drépanocytose ou anémie SS ou encore Sicklanémie ne se guérit pas. Elle peut être traitée ou mieux, évitée.
 
 
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Un des principaux symptômes chez les enfants: jaunissement du blanc de l'oeil.
 
Traitement
A domicile :
Plusieurs mesures peuvent ménager les douleurs et diminuer les risques de crises (espaces aérés, températures stables, hydratation fréquente, alimentation saine et variée, efforts physiques proscrits,...).
 
Médical :
Il y a également le traitement médicamenteux, fort coûteux. Des transfusions sont nécessaires dans certains cas.
 
Un traitement adapté, s’il reste onéreux, permet toutefois une vie sociale et une scolarité de l’enfant. L’accompagnement psychologique et le soutien moral sont également primordiaux.
 
Un des meilleurs remède consiste en l'administration aux malade de l'Hydréa et de vaccins spéciaux. Cette médication diminue les crises des malades qui peuvent alors se passer de transfusions sanguines pendant de longues périodes.Cela les met à l'abris des soins et d'un suivi médical dont le coût est estimé en moyenne à 800$ par an. Un congolais vit avec moins de un $ par jour.
 
Prévention
 
La prévention s'avère être une des armes les moins coûteuse pour éradiquer ce fléau. C'est à ce titre que la CDHK intervient afin de mettre en place, par les moyens quelle reçoit de ses partenaires, diverses cmapagnes de sensibilisation auprès des publics cibles, notemment les jeunes couples en formation. Les campagnes permettront aussi de recenser les personnes atteintes et/ou porteuses du gène handicapant.
La CDHK soutient donc l'APLCDK, association de prévention et de lutte contre la drépanocytose à Kikwit, une ONG initiée par des parents ayant eux même des enfants drépanocytaires. L'association coordonne douze centres de santé répartis dans la ville et assurant les premiers soins en cas de crise avant de les aiguiller vers le centre familial de l'APLCDK.
 
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un des douze centre de santé partenaire de l'APLCDK
 
 
 
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Diffusion d'informations et rencontres avec les populations: une campagne dynamique.
 

AHPIK - Handicap moteur (en détail)

Les handicapés moteurs disposent d'un centre très bien aménagé; restaurant, ateliers, classe d'informatique et Internet. Une salle polyvalente et des services de soin ( salle de kiné, atelier de fabrication de prothèses, etc...) sont actuellement en construction.
Les jeunes qui dépendent de ce centre sont environ trois cent et se scolarisent eux-même, pour autant que leur mobilité le permet, dans les différentes écoles de la ville.
A l'hôpital général de référence de la ville de Kikwit, il y a des services de Kiné et d'orthopédie. Mais ces services sont insuffisants; ils furent mis en route il y a une bonne vingtaine d'années quand la ville comptait entre 150 et 250 000 habitants. Raison pour laquelle un projet est en route pour ouvrir en un autre point de la ville ( à l'intérieur du périmètre de la concession des handicapés moteurs) une seconde cellule de soins appropriés. Le site des handicapés moteurs s'appelle Centre SIMON DE CYRENE. Les handicapés moteurs sont organisés en ville autour de six pools qui ont leur association locale et leur comité.
Cette association, l'AHPIK évolue avec des hauts et des bas. Il y a chez les "moteurs" un plus grand individualisme que chez les sensoriels. Garder le cap et progresser sans histoire est moins évident que dans les autres groupes.
La CDHK tente d'intervenir dans l'apprentissage de la bonne gouvernance et de la responsabilisation de chacun au sein de l'association.
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un atelier de cordonnerie intégrant les handicapés
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vue du restaurant de la concession
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vue d'un des bâtiments de la concession
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Un classe informatique censée, par l'utilisation en tant que cyber classe, apporter quelques revenus à l'association. Malheureusement, des problèmes d'organisation n'ont permis, à ce jour, de renouveller l'abonnement Internet...

 

BOTATUBA - Handicapés sourds et muets (en détail)

Le complexe BOTATUBA (qui signifie "Ils parleront") compte environ 150 jeunes garçons et fille, déficients de l'ouïe.
Les formations techniques disposent d'ateliers en coupe-et-couture, cordonnerie et tannerie, construction et menuiserie. La congrégation des soeurs de Saint Joseph de Cuneo (origine italienne) organise l'école primaire et maternelle (110 enfants). L'école, dirigée par Soeur Claire-Marie, existe depuis plus de douze ans et fut créée à la requête de l'évêque Monseigneur Edouard Mununu.
Tout récemment vient d'être construit un laboratoire de logopédie pour pouvoir plus efficacement suivre les enfants diversement atteints de surdité. Un modeste internat pour une trentaine d'enfants demeurant plus loin a pu également être financé et aménagé.
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logopède en formation à Botatuba
un logopède au travail avec les enfants.
L'enseignement secondaire est assuré par les frères de Saint Gabriel et le lycée, à Botatuba, est dirigé par Frère Chrysostome.
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un des bâtiments de l'école secondaire
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Vue d'un des ateliers de Botatuba : la menuiserie.

 

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